| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Le mot d’Alexandre et Kévin
[Extrait du blog d’Alexandre et Kévin] L’objet de cet article est de vous expliquer en quoi consiste l’ONG Toit pour laquelle nous avons travaillé. L’idée est de vous détailler son organisation, son fonctionnement, les personnes qui la compose, les composantes de son évolution [...] Commençons par le début et nos premiers contacts avec TOIT. Suite à nos recherches et à nos sollicitations début 2010, nous avons obtenu une réponse de Frederik, Sébastien et Yasmine qui sont les créateurs de la structure TOIT France un relais de TOIT dans l’hexagone. Après un bon repas dans un resto Népalais à Toulouse, nous sommes acceptés et nous repartons bien contents de voir que notre projet commençait à prendre une tournure sympathique. Nous sommes agréablement surpris de trouver en face de nous des jeunes hyper sympas, détendus et dévoués à leur association. Après quelques autres rencontres, nous savons que nous allons pouvoir donner quelques cours, aider aux parrainages et nous décidons ensuite d’organiser une soirée pour amener aussi une enveloppe avec nous. Nous ne savions pas encore à ce moment là si cet argent serait utilisé pour payer les frais de scolarité des certains enfants, pour payer les travaux à finir dans l’école ou pour payer le salaire d’un professeur. La dernière chose que nous ayons faite avant notre départ a été de préparer nos cours sur des sujets qui nous intéressaient et que nous avions envie de partager avec des enfants népalais (France, famille, amis, voyage, musique, sport, français, nourriture, coutumes, etc...). La deuxième étape, elle consistait à donner nos cours de la meilleure des façons possible, d’amener un maximum de bonne humeur aux enfants et aussi de créer un petit programme qui permettra a Indra de gérer la bibliothèque qu’il veut ouvrir chez lui avec un accès gratuit à tous les habitants et voyageurs de passage à Bhaktapur. La troisième étape de notre participation prend son sens dans cet article puisque l’idée est de vous décrire à tous ce que nous avons vu, aimé, la façon dont sera dépensé votre argent et les pistes qui sont en train d’être étudiées pour faire évoluer l’ONG. L’idée est aussi de vous faire toucher du doigt l’éthique et les grands principes qui font de TOIT une association saine et extrêmement solidaire. Après quelques bonnes et longues discussions avec Indra, nous pouvons vous décrire ce qu’est l’ONG TOIT, plus précisément que nous aurions pu le faire avant notre départ. Indra a crée l’ONG TOIT en 2000, voilà maintenant 10 ans, aidé de sept personnes (amis) qui contribuaient tous au démarrage de l’association en donnant de leur temps et en partageant leurs compétences respectives. Jusqu’en 2005, l’école SARASWATI PATHSALA où nous sommes intervenus pendant notre séjour n’existait pas et les enfants parrainés étaient placés dans d’autres écoles partenaires. Ce n’est qu’à partir de 2007 que l’ONG a pu ouvrir les portes de sa propres école avec la création de 4 classes soit environ 50 élèves. L’ONG fonctionne sur la base de sponsors individuels ou associatifs, népalais ou étrangers, qui permettent de financer la scolarisation des élèves. TOIT se rapproche de l’association « La maison des Himalayas (LDMH) », basée à Lille, de laquelle elle est très proche idéologiquement et qui l’aide aussi à démarrer et à obtenir des sponsors. En 2005, LDMH, déjà beaucoup plus grande que TOIT, a déjà en main 30 sponsors à 12€/mois destinés au fonctionnement de TOIT. Leur collaboration dure dorénavant jusqu’à ce jour. A l’heure où nous écrivons, 108 élèves sont scolarisés à SARASWATI PATHSALA, 52 sont scolarisés dans des écoles extérieures car ils sont plus agés et 20 ont terminé l’école. Le financement de la scolarité de ces 160 élèves est réparti entre TOIT FRANCE qui amène et gère 40 sponsors et LDMH qui en amène une centaine. Les 20 derniers manquants sont les enfants. Le parrainage d’un enfant consiste à verser mensuellement la somme de 15€ à TOIT FRANCE avec un engagement minimum d’un an, histoire que le môme ne se retrouve pas sans école au milieu de l’année. Ces 180€ permettent de payer le salaire des profs, les fournitures scolaires (il n’y a pas la bourse pour la rentrée ici !), 1 bon repas complet par jour à l’école, ainsi que les frais de fonctionnement de celle-ci. Durant les années de parrainage, le parrain recevra des photos, des cartes et 3 bulletins scolaire par an. Il est aussi tout à fait possible d’écrire à son(sa) filleul(le) pour prendre de ses nouvelles ainsi que de lui rendre visite lors d’un passage au Népal. Il reste cependant un aspect important à souligner à nos yeux. A partir du moment où quelqu’un parraine un enfant, il agit par pure générosité et entraide ce qui fait jouer aussi son caractère émotionnel. Avant de nous rendre sur place ou de rencontrer Indra, il nous semblait évident et indispensable qu’il puisse y avoir un contact fort et direct entre l’enfant ou sa famille et et le parrain donateur. Cependant, il est avant tout nécessaire de savoir que l’ONG Toit ne parraine que les enfants de moins de 20 ans. Pour quelle raison ? Ça n’a pas de sens !!! Eh bien si ! Simplement parce que l’objectif d’Indra n’est pas de former des médecins, des avocats ou autre élite de la société, mais surtout de sortir les enfants de la galère. Les enfants sont fragiles et l’impact des difficultés familiales et sociales extérieures à l’école est bien plus destructeur et sans retour que sur des adultes. A partir de 20 ans, Indra considère qu’ils sont suffisamment adultes pour prendre du recul et faire preuve de volonté personnelle pour évoluer. C’est ce qu’il faut pour décider de continuer les études, trouver un travail honnête, fonder et nourrir une famille. Cette décision leur appartient et sort du cadre de l’association. Si un jour vous vous décidez de parrainer un enfant, vous décidez par la même occasion d’adopter l’association et ses valeurs. Si vous devenez parrain, vous recevrez beaucoup de satisfaction grâce à la sensation que vous aurez de faire quelque chose de bien, d’utile, et grâce aux retours d’affection que vous aurez de ce petit filleul ou de sa famille. Cependant il faut se dire que tout cela n’aurait jamais été possible sans le travail de TOIT qui gère les parrainages et les enfants. Il faut donc comme nous l’avons dit ci-dessus, comprendre et épouser l’éthique, les principes de l’association dont la raison d’être est de sortir les petits enfants de la misère. Certains parrains après des années de parrainage et arrivés à la barre des 20 ans ont voulu continuer à aider financièrement celui ou celle pour qui ils avaient de l’affection. Le problème est que certains de ces jeunes ou ces familles avaient parfois les moyens de payer leurs propres études et qu’en se séparant de TOIT pour aider en direct les familles, ces parrains se coupent de la raison première de l’association qui est d’aider les petits trop fragiles pour s’en sortir seuls. Pour en revenir à notre belle école, nous avons remis une enveloppe de 600€ à Toit France qui servira intégralement pour terminer les travaux du dernier étage et notamment à la fourniture et pose des fenêtres. Nos amis, Julo et Marlène qui nous avaient remis 50€ le jour du départ en complément des 600€ ont donc financé les photocopies nécessaires pour nos cours, l’impression des photos pour la réalisation des panneaux que nous avons installé à l’école suite à notre séjour, l’achat de 250 donuts et 250 bananes pour le gouter que nous avons organisé avant de partir et enfin à l’achat de raquettes de badminton pour les heures de récré. On en fait des choses avec 50€ au Népal, n’est-ce pas ?! Merci donc à vous tous, au nom de TOIT et TOIT France qui ont beaucoup apprécié votre aide. A ce jour l’idée d’Indra est de rendre son ONG la plus indépendante possible d’un point de vue financier ce qui lui permettra d’avoir de la trésorerie avant d’engager les frais de scolarité et non l’inverse. Les points de réflexion sont donc la mise en place de ventes de produits d’artisanat local (gants et bonnets en laine, sacs en tissus, etc...) réalisés par les femmes et mères de la ville de Bhaktapur (ce qui permet de favoriser le développement d’un marché destinés à aider les familles et les femmes du coin), l’intégration dans l’école d’élèves issus de familles plus aisées qui financeraient elles-mêmes la scolarité de leur enfant tout comme dans une école privée et pourquoi pas le démarrage d’un petit tourisme éco-solidaire dont les profits serviraient à l’école. Pour conclure, nous espérons que nous avons su préciser ce qu’était l’ONG Toit et ses valeurs. Avant de clore cette page de notre voyage, nous tenons à remercier chaleureusement Sébastien, Frédérik et Yasmine de TOIT France sans qui nous ne serions jamais arrivés là et qui nous ont ouvert les portes de leur association avec entrain et bonne humeur. Un énorme merci à Indra tout d’abord pour tout le travail qu’il abat chaque jour et pour la disponibilité dont il a su faire preuve à notre égard. Merci à lui d’avoir su nous donner la liberté nécessaire pour nous exprimer au sein de son école. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||